Condamné pour avoir agressé une dame à la gorge avec des ciseaux

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Elle risquait 4 ans de prison pour traitement inhumain envers sa  fille, elle obtient la suspension du prononcé !

C’est une affaire qualifiée au départ de tentative de meurtre, et requalifiée en coups et blessures, motifs pour lesquels un homme de 33 ans a été condamné à 18 mois de prison avec suris probatoire par le tribunal correctionnel.

La scène se déroule à Welkenraedt, la nuit du 15 au 16 octobre 2022, au domicile qu’occupent Christian et Nathalie (prénoms d’emprunt), sa compagne. Ce soir là, cette dernière est de sortie au restaurant avec deux de ses tantes. Héloïse et Solange (idem), tandis que Christian était censé garder ses deux enfants. Mais au cours du repas, plusieurs coups de fil passés par Christian à Nathalie alertent le trio de dames, car Christian ne semble pas dans son état normal. Inquiètes, les trois femmes rentrent au bercail, où elle trouvent Christian dans un état second, sans savoir s’il avait consommé de l’alcool ou des stupéfiants.

Là, Christian se met à invectiver sa compagne Nathalie, et tente de toucher la poitrine d’Héloïse, qui ne se laisse pas faire. Soudain, Solange, sortie un moment dans la cour, entend des cris. Elle rentre dare-dare, et voit Nathalie à terre recevoir des coups de pied de la part de Christian, et tente de s’interposer. Mais ne voilà-t-il pas que Christian s’en prend cette fois à Héloïse en l’attaquant avec des ciseaux à la main, en lui portant deux coups à la gorge, qui lui causeront deux entailles. Il a même crié qu’il allait la saigner comme une truie, au point que Solange a cru qu’il allait la tuer. Ce qui explique la qualification initiale du dossier en tentative de meurtre.

Alertée, la police intervient et arrête Christian, qui d’abord niera les faits, puis les reconnaîtra devant le juge d’instruction, mais en parlant de coups involontaires. Une version qui ne pouvait passer pour le ministère public qui avait réclamé deux ans de prison lors du passage de Christian devant le tribunal correctionnel où Christian est déféré suite à ces faits, qualifiés cette fois de coups et blessures.

Ni pour le tribunal, qui a déclaré les préventions de coups et blessures volontaires établies, et a condamné Christian à 18 mois de prison avec toutefois un sursis probatoire, tenant compte de l’absence de casier judiciaire du bonhomme.


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